Articles

Interview de Sébastien Rogues, skipper  Primonial & Fondateur du Yacht Club des Entrepreneurs (YCE)


 » La toile de fond de ce YCE est un réseau d’entrepreneurs passionnés par les défis dont l’union concurrence  les plus grandes équipes de course au large… »

Cet interview a eu lieu dans le cadre de l’adhésion de GAC Group au Yacht Club des Entrepreneurs (YCE) dont l’objectif est de participer à un projet de R&D très ambitieux tout en mettant à disposition son expertise auprès des adhérents du club.

 

Quel est votre parcours et la vocation du Yacht Club des Entrepreneurs (YCE) ?

Mon parcours sportif est constitué de deux phases. D’abord la course au large en mini 6.50, de La Rochelle à Salvador de Bahia en solitaire, sans aucun moyen de communication ni aide digitale afin de me former aux enjeux de la course et de la navigation. Grâce à cette expérience et aux preuves que j’ai faite, j’ai eu la chance d’avoir accès à des bateaux plus gros et donc à l’assistance du digital (météo en direct…) que l’on connaît actuellement.

En 2013, j’ai réussi à gagner la Transat Jacques Vabre en class 40. Cela m’a permis de m’attaquer en 2014 à la Route du Rhume, une course plus complexe puisque réalisée en solitaire. Alors en tête j’avais dû être dérouté pour porter assistance à un concurrent victime d’une avarie, ce détour m’avait coûté la victoire. C’est Loïc Peyron qui l’a obtenu à l’époque avec Banque Populaire.

Ensuite, avec l’arrivée d’une technologie totalement disruptive dans le monde nautique, l’arrivée des foils (aile profilée qui permet aux bateaux de se sustenter et par conséquent de gagner une vitesse incroyable), j’ai souhaité intégrer cette nouvelle technologie qui allait bouleverser totalement l’expérience de navigation et je suis donc parti sur 3 saisons en GC32 sur le circuit d’entrainement de la coupe de l’America.

Ce qui m’intéresse avec cette nouvelle technologie est de maîtriser son intégration tout en capitalisant sur mon expérience pour peut-être un jour remporter le trophée Jules Verne sur des multicoques 100% volants.

Pour y parvenir et au-delà des aides, subventions et sponsors classiques, nous avons créé le Yacht Club des Entrepreneurs, consortium de partenaires qui a pour objectif de permettre aux entreprises de toutes tailles et tous horizons de participer à une aventure unique. La toile de fond de ce YCE est un réseau d’entrepreneurs passionnés par les défis dont l’union créée une véritable pile humaine capable de concurrencer les plus grandes équipes de course au large.

 

 

Quels sont pour vous les enjeux qui attendent les acteurs du nautisme autour l’innovation de rupture ?

Aujourd’hui, le travail de manufacturing a été fait. On sait faire voler un bateau, même de 15 tonnes. Les verrous scientifiques ont donc été levés à ce niveau. Ce qui était un rêve il y a quelques années est devenu une réalité même s’il reste et restera toujours beaucoup à faire un terme d’optimisation et de développement des nouvelles technologies de manufacturing.

Le prochain enjeu qui demain va être un levier de performance énorme est le digital. Les bateaux qui permettent de voler au large sont extrêmement complexes mais il y a quelque chose qui n’a pas encore été véritablement intégrer, c’est l’Intelligence Artificielle.

Comment faire du nautisme augmenté grâce à l’IA et non pas des bateaux autonomes ? Comment aider les marins à pouvoir prendre les meilleures décisions de manière anticipée ? Lorsque l’IA va arriver à maturité dans le monde du nautisme, les bateaux et leurs pilotes seront capables de performances hallucinantes !

Il faudra prendre cela avec mesure pour ne pas dénaturer le principe même du nautisme à savoir défendre certaines valeurs liées l’innovation notamment au service de la protection de l’environnement et d’un travail humain autour de la voile ! Cependant, c’est le même débat dans bon nombre d’autres disciplines sportives et entrepreneuriales : garder l’humain au centre du tout digital

 

Que vous inspire le dynamisme de startup du nautisme comme Kara Technology ?

Ce sont des sociétés extraordinaires. Elles sont révolutionnaires et bousculent la vie à l’intérieur d’un bateau, ce qui permet d’apporter de la simplicité (l’objectif de Kara étant de permettre d’automatiser le rangement des bateaux lors des arrivées aux ports). Le digital va aider mais cela pose aussi des questions liées à l’énergie. L’un des freins du digital est la consommation d’énergie.

Comment dans un milieu fermé on arrive à concevoir assez d’énergie pour faire tourner les ordinateurs derrière tout cela ? Ici aussi, les startup sont extrêmement innovantes et permettent de très belles choses (remplacement du pétrole par des biogaz, hydrogène, utilisation du vent et du soleil…) !

 

Quels sont vos enjeux en termes de projets innovants ?

Aujourd’hui, l’un des enjeux auxquels nous faisons face est de savoir comment intégrer l’expérience au centre de la stratégie marketing de nos projets et sortir de ce que nous connaissons tous à savoir le nom d’un seul partenaire affiché sur le bateau. Comment ouvrir à tous l’expérience navigation ? Comment démocratiser et révolutionner le sponsoring voile ? Quels nouveaux modes de financement pour notre sport ?

Demain, grâce à la réalité augmentée, nous pourrons embarquer des milliers de personnes sur nos bateaux afin de leur faire vivre cette expérience unique…Grace au digital, le seul frein à l’innovation est l’imagination

Interview de Rémi Boisson, Co-fondateur de la Sartup Extracadabra : plateforme de mise en relation entre profils qualifiés et restaurants, bars, traiteurs ou hôtels


« Pour innover, il faut être curieux de tout, en veille permanente et pas simplement sur son domaine d’activité, au contraire, surtout sur des domaines d’activité différents du sien… »

Cet interview a eu lieu dans le cadre d’un deuxième Livre Blanc sur le Management de l’innovation dont l’objectif est de découvrir les méthodes de management de l’innovation les plus adaptées selon son profil et ses objectifs.

Quel est le business model d’ EXTRACADABRA ?

Extracadabra est une plateforme, créée en 2015, qui met en relation de façon rapide et qualitative des établissements du secteur de la restauration et des candidats, pour des postes en court et long terme.

Nous sommes 20 et notre chiffre d’affaires est de +1,5 million d’euros avec une croissance de 200 %. Pour donner une idée de notre démarrage, nous sommes passés de 50 établissements à 1 000 établissements inscrits sur la plateforme durant les 6 premiers mois.

Depuis que nous avons créé cette plateforme, il y a pas mal de sociétés (environ 10) qui se sont créées sur un business model similaire car le besoin est réel sur de nombreux secteurs et les innovations technologiques du moment permettent de répondre à cette problématique.

Aujourd’hui, dans le milieu de l’hôtel-restauration,  chaque année, il y a plus de 200 000 de jobs non pourvus. C’est le problème numéro un de la restauration ! Il y a beaucoup de restaurants qui ferment aujourd’hui cause de cela…

L’idée est d’organiser la bonne rencontre, au bon moment avec les bonnes personnes. L’objectif est de résoudre ce problème mais également travailler sur l’attractivité du secteur.  Nous nous sommes donc attaqués au problème de l’urgence : par exemple si un serveur manque au dernier moment, durant les pics d’activité etc… la solution de départ était de trouver quelqu’un très rapidement et de qualité (car trouver quelqu’un rapidement mais qui ne convient pas au restaurant, provoque plus une perte de temps et beaucoup de frustration).

Notre proposition de valeur est d’utiliser l’IA pour permettre aux restaurateurs de faire une demande en fonction de leurs besoins urgents et automatiquement leur proposer un matching en fonction du type d’établissements, de la disponibilité des extras, de la note des extras, du type de jobs demandé… Et au-delà, c’est surtout pouvoir notifier les extras les plus adaptés pour les inciter à postuler en temps réel. En moyenne, en fonction des demandes, il y a une candidature ultra-qualifiée en moins de trois minutes.

Comment gérez-vous le management de vos projets innovants ? 

Notre principale source d’innovation, c’est le retour de nos équipes, que cela soit leur utilisation en interne du backup de la plateforme ou via les retours des clients sur le terrain. De plus, le benchmark est important pour connaître son marché mais il peut aussi être un piège dans le sens d’adapter une idée d’un concurrent mais cela ne va pas matcher avec notre système de fonctionnement.

Le retour de nos clients est aussi extrêmement enrichissant  car cela permet de comprendre les problèmes d’utilisation, de co-créer des nouveautés et de les faire tester à des cohortes pour ajuster l’UX très rapidement… Nous faisons un sondage une fois par an pour savoir les problèmes qu’ils rencontrent sur l’application et organisons également des réunions à fréquence régulière avec nos candidats pour avoir un retour d’utilisation de notre plateforme mais aussi de celles des concurrents…

Nous piochons aussi parmi les bonnes pratiques des méthodes de management de l’innovation mais au début, nous nous sommes beaucoup basés sur le lean startup. Au départ, nous avions juste sorti une application très simple  et au fur et à mesure, en fonction des retours clients nous optimisions nos process et notre plateforme avec l’idée d’arriver à la qualité optimale en innovant petit à petit, de manière itérative. Le lean startup nous a permis d’accélérer l’application et aujourd’hui nous mixons cette méthode avec le growh hacking, les brainstormings créatifs avec nos équipes, les interviews quantitatives et qualitatives empruntés au design thinking

Il faut savoir prendre des risques et lancer le produit en l’état sans attendre d’atteindre la perfection pour le lancer.

Mon slogan préféré, « Just Do It », présente bien cette idée. Il faut toutefois faire des études préliminaires pour voir si l’on prend une bonne direction mais il faut quand même prendre des risques.

Lors d’une récente interview, le CEO d’Alan comparait l’innovation américaine et française, l’ingénieur  français et l’ingénieur américain.

L’ingénieur français, sur 12 mois, va lancer un projet par mois sur lequel il a beaucoup réfléchi et si le lancement ne marche pas, il va devoir réitérer  et améliorer son idée en prenant encore un pour réfléchir. En gros s’il fait un projet par mois, il va faire 12 itérations dans l’année.

A l’invèrse, l’ingénieur américain va tester 10 idées par mois. Il aura certainement plus de mal à les lancer sur le marché, mais s’il fait 10 innovations par mois, il a 120 itérations par an donc il s’approchera beaucoup plus du meilleur produit et donc de la meilleure capacité à innover et à rencontrer le succès.

L’idée c’est de bien avoir un équilibre entre l’étude marketing et scientifique de son innovation, son management et le fait d’avoir le plus de feedback possible le plus rapidement possible pour faire de l’innovation adaptative, sans peur de l’échec.

Avez-vous des exemples concrets de succès issus de vos méthodes de management  ?

Au début, notre business model n’était fait que pour placer des extras, mais en fonction des retours du marché pour lequel le CDI était une demande forte : nous avons pu sortir rapidement un produit dérivé sur le CDI inédit sur le marché et nous l’avons lancé en trois-quatre jours ! Pour mettre en place ce projet, nos opérationnels, sont une grande source d’idées car ils sont « concrètement » au contact avec le marché et captent les nouvelles  tendances très rapidement.

Néanmoins, le but est de quantifier le retour marché, il faut éviter le simple ressenti ou se baser uniquement sur des intuitions. L’idée est de faire un business plan très rapide pour voir ce que cela peut apporter à notre entreprise et notre marché… Globalement, dans l’histoire de notre Startup, souvent, nous avons eu de beaux succès suite à des risques comme cela… Au pire si nous lançons quelque chose et que cela ne marche pas, on ajuste ensuite.

L’avantage d’une Startup par rapport aux grands groupes, c’est que nous les startups sommes capables d’innover avec des cycles de décision beaucoup plus rapides.

Quels sont pour vous les facteurs clés de succès pour se lancer dans des projets innovants ?

Pour innover, il faut être curieux de tout, en veille permanente et pas simplement sur son domaine d’activité, au contraire, surtout sur des domaines d’activité diffèrent du sien. De plus, il faut l’être aussi dans sa vie personnelle (exemple : une visite au musée peut être vectrice d’idées innovantes dans son entreprise…).

Par exemple, chez Extracadabra, nous avons adapté le système d’affichage de prix d’Airbnb à notre plateforme…Un autre exemple très connu est celui de la visite de Steve Jobs chez Xerox en 1979 qui lui a inspiré le système de bureau/fenêtre sur Mac

L’innovation c’est notre ADN ! Globalement, notre but c’est de répondre au mieux aux besoins du client ou du candidat et cela passe par l’innovation. Il faut toujours s’adapter aux clients, s’adapter aux utilisateurs et pour permettre cela il y aura toujours de l’innovation.

Les techniques d’innovation, c’est bien mais il ne faut pas s’y perdre. Il faut rester simple, il faut savoir embarquer les équipes en internet et mettre en place trop de concepts, on peut vite perdre l’équipe, il faut piocher et ne pas suivre aveuglément les process sans les adapter à sa structure.

Il faut adapter les techniques de management de l’innovation à ses équipes et rester simple, agile et humble….

A suivre : comment manager l’innovation lorsqu’on est une PME ou un Grand Groupe ?

Pour télécharger le premier volume de notre série de Livre Blanc sur le Management de l’innovation : c’est ici  !

Livre blanc Management de l'innovation

Management de l’innovation : quelle stratégie d’innovation adopter selon son profil et ses objectifs ?

Téléchargez notre nouveau livre blanc sur le management de l’innovation (vol 1)

Vous découvrirez dans ce Livre blanc Management de l’innovation que l’innovation ne s’inscrit pas uniquement dans une démarche produit/service mais s’applique aussi à vos processus commerciaux, marketing et managériaux.

Ce livre blanc a pour vocation de fournir les clés essentielles pour vous permettre de prendre les bonnes décisions et d’optimiser le management de vos ressources internes et externes dans une logique d’amélioration ou de mise en place d’une stratégie d’innovation pérenne.

Cela vous permettra d’envisager l’innovation de manière globale et d’avoir une idée plus précise sur :

  • Le type d’innovation que vous souhaitez développer
  • La stratégie d’innovation que vous pourriez mettre en place
  • Le management adapté à votre processus d’innovation

Sommaire de notre livre blanc Management de l’innovation (vol 1)

  • Quel type d’innovation souhaitez-vous développer ?
  • Quelle stratégie d’innovation est faite pour vous ?
  • Quel style de management de l’innovation devez-vous adopter ?
  • Quelles sont les 10 compétences clés à avoir pour innover ?

Découvrez notre offre Marketing de l’Innovation en vidéo !

Notre objectif : Transformer vos innovations en succès !

Découvrez notre solution marketing de l’innovation en vidéo en 1min40 :

 

> Voir plus de vidéos

 

Workshop Innovation #1 Open Innovation

GAC Group lance son Club de l’innovation et vous invite au 1er workshop :

« Comment faire de l’innovation disruptive, plus vite et de façon plus rentable ? »

le jeudi 21 mars au siège parisien de GAC 

« Les défis auxquels sont confrontées nos sociétés marquent, par leur intensité, des transformations et des ruptures profondes. Pour y faire face, il nous faut innover, puissamment, nettement, profondément : c’est l’innovation de rupture ! » (Edouard Philippe – Mai 2018 – Plan de soutien de 57 Mds € du Gouvernement pour soutenir l’Innovation et la Recherche)

Disruption de tous les marchés et défiance envers les marques: rechercher de nouveaux leviers de croissance n’est plus un vœu pieux, c’est un impératif !

Quelle que soit votre taille de société, vous devez être les premiers à innover sur votre marché et il vous faut y parvenir de manière la plus rapide et rentable possible.

Sous un format ludique et collaboratif, venez partager avec des confrères et des consultants en management de l’innovation autour des sujets suivants :

  • Créer de la valeur avec moins de budget 
  • Faire de la R&D selon les usages attendus par vos cibles 
  • Co-innover avec vos salariés et/ou vos réseaux 

Intervenants

GAC Group a le plaisir d’accueillir pour co-animer cet atelier d’échange de bonnes pratiques :

Jérôme Billé
Délégué Général de France Innovation
Lionel Roure
Maître de conférence au CNAM
  Lionel Roure

Délégué Général de l’ASRC, l’Association des Association des Structures de Recherche sous Contrat, Jérôme Billé est membre de la commission de normalisation Afnor sur le management de l’innovation et du comité professionnel du MS Innovation et Transformation à Centrale SupElec.

Il est également Point de Contact National PME dans le cadre du programme Horizon 2020.

Lionel Roure est Maître de Conférences au Cnam. Il est notamment expert des questions d’innovation et de marketing.

Ses thématiques de recherche :

  • Management de l’innovation
  • Marketing de l’innovation
  • Economie Collaborative

 

Programme

 

17h30-18h : Accueil

18h-18h15 : Introduction et rappel du contexte avec quelques exemples très concrets

18h15-18h30 : Témoignages (Optic 2000, Xerox…)

18h30-19h : Intervention de Lionel Roure (Maître de conférence au CNAM)

19h-19h15 : Intervention de Jérôme Billé (Délégué Général de France Innovation)

19h15-19h30 : Tour de table (« Et vous, comment feriez-vous pour innover sans budget ? »)

19h30-20h30 : Networking et cocktail dînatoire

 

Informations pratiques

> Jeudi 21 mars 2019 à partir de 17h30
> GAC Group, 11-13 rue René Jacques à Issy-les-Moulineaux

Attention, le nombre de places est limité ! 

Inscription

 

veille-innovation

ARTICLE D’EXPERT – Par Max Senange, Responsable Marketing de l’Innovation chez GAC Group

C’est désormais une évidence : innover n’est pas une option, c’est une obligation pour rester compétitif ! Mais pour innover, il est indispensable d’être en veille permanente. Pour être en veille permanente, il faut savoir reconnaître, classer, trier, qualifier l’information pour l’analyser et ne s’inspirer que de contenus pertinents.

Or dans le milieu professionnel, nous manquons cruellement de temps pour effectuer ce travail de classement, de tri et d’analyse de l’information. Et paradoxe à la française, la veille est très souvent le parent pauvre d’une stratégie d’entreprise, les dirigeants préférant allouer du temps ou du budget aux études de marché, à la définition de business plans et autres budgets prévisionnels.

Pourtant il apparaît extrêmement important de connaitre son marché, le marché de ses clients et leurs avenirs afin apparaître comme étant un expert crédible et pouvoir distiller de nouvelles connaissances à son écosystème.

Dans cet article, vous allez découvrir :

  • Quelles sont les évolutions des méthodes d’innovation ?
  • Pourquoi est-ce indispensable d’être en veille permanente ?
  • Quelles sont les bonnes pratiques ?

L’évolution des méthodes d’innovation

« Les défis auxquels sont confrontées nos sociétés marquent, par leur intensité, des transformations et des ruptures profondes. Pour y faire face, il nous faut innover, puissamment, nettement, profondément (…) cette innovation de rupture est aujourd’hui l’objet d’une compétition mondiale ». (Edouard Philippe / Mai 2018)

Selon les derniers chiffres de l’INPI, nous déposons en moyenne plus de 16 000 brevets / an ! Nous sommes l’un des pays les plus actifs en matière de R&D : nous déposons chaque année plus de 24 000 dossiers Crédit Impôt Recherche.

Le champ des possibles est décuplé mais comment saisir les bonnes opportunités ?

La dernière étude de Gartner Hype Cycle d’août 2018  confirme que la plupart des technologies (IA, blockchain…) sont en phase de désillusion : l’intérêt marché diminue, faute d’innovation vraiment concrète ou adaptée aux besoins des consommateurs.

Aujourd’hui, votre vraie concurrence, ce ne sont pas vos concurrents mais le niveau d’attente de vos clients.” Emmanuel Vivier, co-fondateur du HUB Institute

 Il est essentiel d’appliquer une méthodologie flexible dans sa manière de veiller à ce que l’idée que l’on projette de commercialiser ne devienne pas un échec : trouver la bonne innovation en étudiant les nouvelles tendances technologiques mais aussi sociétales et fédérer ses équipes métiers et son écosystème autour du projet.

L’indispensable besoin d’être en veille permanente pour développer sa croissance

Benchmarker les innovations pour adapter sa stratégie

Observer les pratiques de la concurrence et/ou d’acteurs innovants permet de s’inspirer et de trouver des nouvelles idées. Les organisations gagnent à se comparer les unes aux autres dans un esprit de compétition. Elles cherchent à survivre, voire à être leader. Ce benchmark permet aussi une diffusion des innovations plus rapide.

Les entreprises peuvent être alors amenées à revoir leur stratégie d’innovation. Un concurrent B sort un nouveau logiciel, avec des fonctionnalités et une valeur ajoutée proches de ce que la société A était en train de développer. La société A sera alors poussée à innover « davantage » à proposer d’autres fonctionnalités nouvelles pour se différencier du concurrent B.

Certaines vont même s’inspirer d’acteurs d’autres secteurs. Si vous voulez doubler la personne devant vous dans une course, alors que vous courrez à la même vitesse, il faut emprunter d’autres voies possibles.  

Par exemple, Valser, une eau pétillante qui appartient au groupe Coca-Cola va se fournir en CO2 « naturel » (capté dans l’air) grâce à la Startup Climeworks qui a développé une installation qui filtre les molécules dans l’air. Objectif : capter 1% du CO2 mondial en 2025. 

« Ce que nous essayons de faire, c’est d’arrêter le changement climatique, voire de l’inverser, d’être capable d’évoluer à une taille qui pourrait avoir un réel impact » (CEO de Climeworks).

La veille devient alors une réelle source pour faire émerger des idées en entreprise en sortant de sa zone de confort.

Pouvoir dépasser l’état de l’art et lever les verrous

Il y a différents niveaux d’innovation. Faire de la veille permet de savoir si une innovation ou un projet R&D est nouveau pour le marché, ou « seulement nouveau » pour l’entreprise.

La veille permet aussi d’aider l’entreprise à lever des verrous technologiques internes. Par exemple, une société industrielle souhaite réaliser des tuyaux en métal de forme rectangulaire pour des problématiques d’injection.

Mais elle rencontre un verrou technologique, en ne voulant pas utiliser de soudure. Elle ne maîtrise pas les procédés de la fabrication additive. Toutefois, la veille peut l’aider à identifier des acteurs qui travailleraient sur cette problématique et qui auraient même peut-être déjà résolu ce problème.

Quelles sont les bonnes pratiques pour faire de la veille efficacement ?

Appliquer les principes de base du journalisme, faire des aller / retour et comparer les sources

L’information est partout et les modes de managements évoluent. Ceux-ci ne sont plus seulement descendants, mais transverses, participatifs, collégiaux.

Pour ces deux raisons, les acteurs de la veille ne sont plus une seule personne ou une seule équipe dans l’entreprise. Il est important que ce soit l’affaire de tous. Depuis la collecte de l’information (équipe commerciale, équipe R&D dans les salons, abonnement à des revues spécialisées, réseaux sociaux…) jusqu’à la prise de décision, l’information est partagée, discutée, challengée et impacte les décisions finales.

Le collaboratif permet aussi aux organisations d’être plus réactives, plus agiles face à une demande client ou des actions de la concurrence et durant des projets de R&D.

Les collaborateurs peuvent alors se nourrir des connaissances, des expériences et des informations qui circulent dans l’entreprise. C’est un réel plus pour gagner en compétitivité, dès lors que cette approche collaborative est correctement managée pour en tirer la quintessence afin de produire des idées innovantes ET rentables.

Etre en veille sur les nouveaux outils de veille

L’avènement de l’intelligence artificielle, de l’apprentissage automatique et de l’analyse sémantique de plus en plus précise va permettre d’aller encore plus loin dans la reconnaissance, le classement, le tri de l’information.

Cependant, rien ne sera plus efficace qu’une analyse qualitative et humaine de l’information afin d’en tirer les bonnes décisions selon l’actualité.

 

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter.

En proposant une multitude de services autour de votre produit, sur des marchés ultra concurrentiels, cela permet de vous distinguer et de créer plus de valeur.

Avec Lionel Roure, Maître de conférence au CNAM

Voir plus de vidéos

 

Le marketing de l’innovation va permettre de faire se rencontrer correctement un marché conformiste et des innovations offertes par les technologies pour donner naissance à des standards d’usages.

Avec Lionel Roure, Maître de conférence au CNAM

Voir plus de vidéos

 

Penser usages, en créer de nouveaux et éduquer son marché sont des notions fondamentales. La technologie n’est plus la fée permettant de faire adhérer le consommateur. 

Avec Lionel Roure, Maître de conférence au CNAM

Voir plus de vidéos

 

Comme disait Peter Drucker : « l’entreprise à seulement deux fonctions, l’innovation et le marketing de l’innovation ». Sur des marchés de plus en plus saturés, il est obligatoire de comprendre parfaitement les futurs utilisateurs dès la phase de conception de son innovation.

Avec Lionel Roure, Maître de conférence au CNAM

Voir plus de vidéos