ARTICLE D’EXPERT – Par Samia Benmahrez, Consultante Performance RH, chez GAC Group

Le taux accidents du travail/maladies professionnelles (AT/MP) est calculé tous les ans par les Caisses d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail (CARSAT) ou les Caisses Régionales de l’Assurance Maladie (CRAM).

Ces taux de cotisations sont notifiés aux entreprises en début d’année.

1.      La notification en ligne du taux de cotisation AT-MP est facultative depuis un an

Depuis novembre 2018, les entreprises peuvent, si elles le souhaitent, recevoir la notification de leur taux de cotisation par voie dématérialisée en s’abonnant via leur compte AT/MP sur net-entreprises.fr.

La notification des taux AT/MP en ligne présente les avantages suivants :

  • La sécurisation du taux applicable dès les paies de janvier ;
  • L’accès à l’information en ligne pour toutes les personnes habilitées au compte AT/MP ;
  • La réception au siège social, dans un mail unique, des taux de cotisation AT/MP pour tous leurs établissements ;
  • L’information par mail d’une rectification effectuée sur les 3 derniers taux de cotisation AT/MP survenue en cours d’année pour tous les établissements.

Pour souscrire à ce service, la démarche s’effectue en ligne sur le site net-entreprises.fr.

Dans un 1er temps, il convient de signer une charte électronique qui engage à ne plus recevoir les taux sous format papier.

Ensuite, il est possible de faire adhérer l’ensemble des établissements de la société ou une partie.

2.      En revanche, la notification en ligne du taux de cotisation AT/MP deviendra obligatoire dès 2020 pour les entreprises de plus de 149 salariés

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2020, actuellement en discussion, prévoit la dématérialisation obligatoire de la notification des taux de cotisation AT/MP pour les entreprises de plus de 149 salariés.

Dès lors que ces entreprises possèdent un compte AT/MP sur net-entreprises.fr, l’accès à la notification en ligne ne nécessitera aucune démarche de leur part, celle-ci sera effectuée automatiquement.

En revanche, l’absence d’adhésion au compte AT/MP entraînera l’application d’une sanction, distincte selon la taille de l’établissement, dont le montant sera limité à 1,5% du plafond mensuel de la sécurité sociale par salarié. La pénalité ne pourra excéder, par établissement, un montant annuel de 10000€.

En pratique, dès janvier 2020, les entreprises soumises au taux réel (celles de plus de 149 salariés) ne recevront plus leur taux de cotisation AT/MP par voie postale. Les entreprises concernées recevront un mail pour les prévenir de la mise en ligne dans l’onglet « Mes notifications » du compte AT/MP.

 

demat taux AT

 La dématérialisation sera étendue à toutes les entreprises à compter du 1er janvier 2021.

  • Cette notification dématérialisée possède la même valeur juridique que le courrier papier.

  • A défaut de téléchargement de la notification dans les 15 jours suivant le mail, la décision sera réputée avoir été notifiée à la date d’envoi du mail + 15 jours.

  • Les entreprises disposent d’un délai de 2 mois à compter de la notification des taux pour en contester le bien-fondé (erreur sur le code risque, les masses salariales ou sur l’imputation d’un dossier à tort, etc.)

N’hésitez-pas à nous contacter pour avoir plus d’informations sur le sujet.

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ARTICLE D’EXPERT – Par Charlotte Launay, Consultante Performance RH, chez GAC Group

Au 1er décembre 2019 rentreront en application les dispositions du décret n°2019-356 du 23 avril 2019, l’objectif de ce texte est :

  • Clarifier les droits et obligations de chaque acteur (caisse primaire, salarié, employeur),
  • Renforcer le caractère contradictoire de la procédure pour permettre aux caisses primaires de rendre des décisions plus qualitatives et moins contestables.

Infographie de la procédure de reconnaissance des AT

Infographie de la procédure de reconnaissance des MP

1.      La procédure de reconnaissance du caractère professionnel de l’accident

L’employeur dispose à présent de dix jours francs à compter de la déclaration d’accident pour émettre des réserves motivées auprès de la caisse.

Le délai d’instruction en cas de réserves motivées de l’employeur et, par suite, d’investigations complémentaires conduites par la caisse demeure fixé à trois mois.

Dans la cadre de cette enquête la CPAM, adresse un questionnaire au salarié et à l’employeur. Ce questionnaire est retourné dans un délai de vingt jours francs à compter de sa date de réception

A l’issue de ses investigations et au plus tard soixante-dix jours francs à compter de la date à laquelle elle dispose de la déclaration d’accident et du certificat médical initial, la caisse met le dossier mentionné à l’article R. 441-14 à la disposition de la victime ou de ses représentants ainsi qu’à celle de l’employeur. Ceux-ci disposent d’un délai de dix jours francs pour le consulter et faire connaître leurs observations.

Au terme de ce délai, la victime ou ses représentants et l’employeur peuvent consulter le dossier sans formuler d’observations.

2.      La procédure de reconnaissance des maladies professionnelles

La caisse dispose d’un délai de 4 mois pour statuer sur le caractère professionnel de la maladie ou saisir le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles mentionné à l’article L. 461-1.

Dans le cadre de cette enquête, la caisse adresse, par tout moyen conférant date certaine à sa réception, un questionnaire à la victime ou à ses représentants ainsi qu’à l’employeur auquel la décision est susceptible de faire grief. Le questionnaire est retourné dans un délai de trente jours francs à compter de sa date de réception. La caisse peut en outre recourir à une enquête complémentaire.

A l’issue de l’instruction, la victime ou ses représentants et l’employeur disposent d’un délai de dix jours francs pour consulter le dossier et faire connaître leurs observations, qui y sont annexées. Au terme de ce délai, la victime ou ses représentants et l’employeur peuvent consulter le dossier sans formuler d’observations.

La caisse informe la victime ou ses représentants et l’employeur des dates d’ouverture et de clôture de la période au cours de laquelle ils peuvent consulter le dossier ainsi que de celle au cours de laquelle ils peuvent formuler des observations, par tout moyen conférant date certaine à la réception de cette information et au plus tard dix jours francs avant le début de la période de consultation.

En cas de saisine du comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles, elle dispose d’un nouveau délai de cent-vingt jours francs à compter de cette saisine pour statuer sur le caractère professionnel de la maladie.

La caisse met le dossier à la disposition de la victime ou de ses représentants ainsi qu’à celle de l’employeur pendant quarante jours francs.

Au cours des trente premiers jours, ceux-ci peuvent le consulter, le compléter par tout élément qu’ils jugent utile et faire connaître leurs observations, qui y sont annexées. La caisse et le service du contrôle médical disposent du  même délai pour compléter ce dossier.

Au cours des dix jours suivants, seules la consultation et la formulation d’observations restent ouvertes à la victime ou ses représentants et l’employeur.

La caisse informe la victime ou ses représentants et l’employeur des dates d’échéance de ces différentes phases lorsqu’elle saisit le comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles, par tout moyen conférant date certaine à la réception de cette information.

3.      La procédure de reconnaissance de rechute ou de nouvelle lésion consécutive à un accident du travail ou une maladie professionnelle

Dans ces cas, la caisse dispose d’un délai de soixante jours francs à compter de la date à laquelle elle reçoit le certificat médical faisant mention de la rechute ou de la nouvelle lésion pour statuer sur son imputabilité à l’accident ou à la maladie professionnelle.

L’employeur dispose d’un délai de dix jours francs à compter de la réception du certificat médical pour émettre auprès de la caisse, par tout moyen conférant date certaine à leur réception, des réserves motivées. La caisse les transmet sans délai au médecin-conseil.

Le médecin-conseil, s’il l’estime nécessaire ou en cas de réserves motivées, adresse un questionnaire médical à la victime ou ses représentants et il y joint, le cas échéant, les réserves motivées formulées par l’employeur. Le questionnaire est retourné dans un délai de vingt jours francs à compter de sa date de réception.

L’apparition de nouveaux délais doit susciter une vigilance accrue de la part des employeurs. N’hésitez pas à prendre contact avec consultant.

 

Nous vous invitons à revoir notre webinaire concernant ce sujet : 

 

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Interview de Sébastien Rogues, skipper  Primonial & Fondateur du Yacht Club des Entrepreneurs (YCE)


 » La toile de fond de ce YCE est un réseau d’entrepreneurs passionnés par les défis dont l’union concurrence  les plus grandes équipes de course au large… »

Cet interview a eu lieu dans le cadre de l’adhésion de GAC Group au Yacht Club des Entrepreneurs (YCE) dont l’objectif est de participer à un projet de R&D très ambitieux tout en mettant à disposition son expertise auprès des adhérents du club.

 

Quel est votre parcours et la vocation du Yacht Club des Entrepreneurs (YCE) ?

Mon parcours sportif est constitué de deux phases. D’abord la course au large en mini 6.50, de La Rochelle à Salvador de Bahia en solitaire, sans aucun moyen de communication ni aide digitale afin de me former aux enjeux de la course et de la navigation. Grâce à cette expérience et aux preuves que j’ai faite, j’ai eu la chance d’avoir accès à des bateaux plus gros et donc à l’assistance du digital (météo en direct…) que l’on connaît actuellement.

En 2013, j’ai réussi à gagner la Transat Jacques Vabre en class 40. Cela m’a permis de m’attaquer en 2014 à la Route du Rhume, une course plus complexe puisque réalisée en solitaire. Alors en tête j’avais dû être dérouté pour porter assistance à un concurrent victime d’une avarie, ce détour m’avait coûté la victoire. C’est Loïc Peyron qui l’a obtenu à l’époque avec Banque Populaire.

Ensuite, avec l’arrivée d’une technologie totalement disruptive dans le monde nautique, l’arrivée des foils (aile profilée qui permet aux bateaux de se sustenter et par conséquent de gagner une vitesse incroyable), j’ai souhaité intégrer cette nouvelle technologie qui allait bouleverser totalement l’expérience de navigation et je suis donc parti sur 3 saisons en GC32 sur le circuit d’entrainement de la coupe de l’America.

Ce qui m’intéresse avec cette nouvelle technologie est de maîtriser son intégration tout en capitalisant sur mon expérience pour peut-être un jour remporter le trophée Jules Verne sur des multicoques 100% volants.

Pour y parvenir et au-delà des aides, subventions et sponsors classiques, nous avons créé le Yacht Club des Entrepreneurs, consortium de partenaires qui a pour objectif de permettre aux entreprises de toutes tailles et tous horizons de participer à une aventure unique. La toile de fond de ce YCE est un réseau d’entrepreneurs passionnés par les défis dont l’union créée une véritable pile humaine capable de concurrencer les plus grandes équipes de course au large.

 

 

Quels sont pour vous les enjeux qui attendent les acteurs du nautisme autour l’innovation de rupture ?

Aujourd’hui, le travail de manufacturing a été fait. On sait faire voler un bateau, même de 15 tonnes. Les verrous scientifiques ont donc été levés à ce niveau. Ce qui était un rêve il y a quelques années est devenu une réalité même s’il reste et restera toujours beaucoup à faire un terme d’optimisation et de développement des nouvelles technologies de manufacturing.

Le prochain enjeu qui demain va être un levier de performance énorme est le digital. Les bateaux qui permettent de voler au large sont extrêmement complexes mais il y a quelque chose qui n’a pas encore été véritablement intégrer, c’est l’Intelligence Artificielle.

Comment faire du nautisme augmenté grâce à l’IA et non pas des bateaux autonomes ? Comment aider les marins à pouvoir prendre les meilleures décisions de manière anticipée ? Lorsque l’IA va arriver à maturité dans le monde du nautisme, les bateaux et leurs pilotes seront capables de performances hallucinantes !

Il faudra prendre cela avec mesure pour ne pas dénaturer le principe même du nautisme à savoir défendre certaines valeurs liées l’innovation notamment au service de la protection de l’environnement et d’un travail humain autour de la voile ! Cependant, c’est le même débat dans bon nombre d’autres disciplines sportives et entrepreneuriales : garder l’humain au centre du tout digital

 

Que vous inspire le dynamisme de startup du nautisme comme Kara Technology ?

Ce sont des sociétés extraordinaires. Elles sont révolutionnaires et bousculent la vie à l’intérieur d’un bateau, ce qui permet d’apporter de la simplicité (l’objectif de Kara étant de permettre d’automatiser le rangement des bateaux lors des arrivées aux ports). Le digital va aider mais cela pose aussi des questions liées à l’énergie. L’un des freins du digital est la consommation d’énergie.

Comment dans un milieu fermé on arrive à concevoir assez d’énergie pour faire tourner les ordinateurs derrière tout cela ? Ici aussi, les startup sont extrêmement innovantes et permettent de très belles choses (remplacement du pétrole par des biogaz, hydrogène, utilisation du vent et du soleil…) !

 

Quels sont vos enjeux en termes de projets innovants ?

Aujourd’hui, l’un des enjeux auxquels nous faisons face est de savoir comment intégrer l’expérience au centre de la stratégie marketing de nos projets et sortir de ce que nous connaissons tous à savoir le nom d’un seul partenaire affiché sur le bateau. Comment ouvrir à tous l’expérience navigation ? Comment démocratiser et révolutionner le sponsoring voile ? Quels nouveaux modes de financement pour notre sport ?

Demain, grâce à la réalité augmentée, nous pourrons embarquer des milliers de personnes sur nos bateaux afin de leur faire vivre cette expérience unique…Grace au digital, le seul frein à l’innovation est l’imagination

Interview de Rémi Boisson, Co-fondateur de la Sartup Extracadabra : plateforme de mise en relation entre profils qualifiés et restaurants, bars, traiteurs ou hôtels


« Pour innover, il faut être curieux de tout, en veille permanente et pas simplement sur son domaine d’activité, au contraire, surtout sur des domaines d’activité différents du sien… »

Cet interview a eu lieu dans le cadre d’un deuxième Livre Blanc sur le Management de l’innovation dont l’objectif est de découvrir les méthodes de management de l’innovation les plus adaptées selon son profil et ses objectifs.

Quel est le business model d’ EXTRACADABRA ?

Extracadabra est une plateforme, créée en 2015, qui met en relation de façon rapide et qualitative des établissements du secteur de la restauration et des candidats, pour des postes en court et long terme.

Nous sommes 20 et notre chiffre d’affaires est de +1,5 million d’euros avec une croissance de 200 %. Pour donner une idée de notre démarrage, nous sommes passés de 50 établissements à 1 000 établissements inscrits sur la plateforme durant les 6 premiers mois.

Depuis que nous avons créé cette plateforme, il y a pas mal de sociétés (environ 10) qui se sont créées sur un business model similaire car le besoin est réel sur de nombreux secteurs et les innovations technologiques du moment permettent de répondre à cette problématique.

Aujourd’hui, dans le milieu de l’hôtel-restauration,  chaque année, il y a plus de 200 000 de jobs non pourvus. C’est le problème numéro un de la restauration ! Il y a beaucoup de restaurants qui ferment aujourd’hui cause de cela…

L’idée est d’organiser la bonne rencontre, au bon moment avec les bonnes personnes. L’objectif est de résoudre ce problème mais également travailler sur l’attractivité du secteur.  Nous nous sommes donc attaqués au problème de l’urgence : par exemple si un serveur manque au dernier moment, durant les pics d’activité etc… la solution de départ était de trouver quelqu’un très rapidement et de qualité (car trouver quelqu’un rapidement mais qui ne convient pas au restaurant, provoque plus une perte de temps et beaucoup de frustration).

Notre proposition de valeur est d’utiliser l’IA pour permettre aux restaurateurs de faire une demande en fonction de leurs besoins urgents et automatiquement leur proposer un matching en fonction du type d’établissements, de la disponibilité des extras, de la note des extras, du type de jobs demandé… Et au-delà, c’est surtout pouvoir notifier les extras les plus adaptés pour les inciter à postuler en temps réel. En moyenne, en fonction des demandes, il y a une candidature ultra-qualifiée en moins de trois minutes.

Comment gérez-vous le management de vos projets innovants ? 

Notre principale source d’innovation, c’est le retour de nos équipes, que cela soit leur utilisation en interne du backup de la plateforme ou via les retours des clients sur le terrain. De plus, le benchmark est important pour connaître son marché mais il peut aussi être un piège dans le sens d’adapter une idée d’un concurrent mais cela ne va pas matcher avec notre système de fonctionnement.

Le retour de nos clients est aussi extrêmement enrichissant  car cela permet de comprendre les problèmes d’utilisation, de co-créer des nouveautés et de les faire tester à des cohortes pour ajuster l’UX très rapidement… Nous faisons un sondage une fois par an pour savoir les problèmes qu’ils rencontrent sur l’application et organisons également des réunions à fréquence régulière avec nos candidats pour avoir un retour d’utilisation de notre plateforme mais aussi de celles des concurrents…

Nous piochons aussi parmi les bonnes pratiques des méthodes de management de l’innovation mais au début, nous nous sommes beaucoup basés sur le lean startup. Au départ, nous avions juste sorti une application très simple  et au fur et à mesure, en fonction des retours clients nous optimisions nos process et notre plateforme avec l’idée d’arriver à la qualité optimale en innovant petit à petit, de manière itérative. Le lean startup nous a permis d’accélérer l’application et aujourd’hui nous mixons cette méthode avec le growh hacking, les brainstormings créatifs avec nos équipes, les interviews quantitatives et qualitatives empruntés au design thinking

Il faut savoir prendre des risques et lancer le produit en l’état sans attendre d’atteindre la perfection pour le lancer.

Mon slogan préféré, « Just Do It », présente bien cette idée. Il faut toutefois faire des études préliminaires pour voir si l’on prend une bonne direction mais il faut quand même prendre des risques.

Lors d’une récente interview, le CEO d’Alan comparait l’innovation américaine et française, l’ingénieur  français et l’ingénieur américain.

L’ingénieur français, sur 12 mois, va lancer un projet par mois sur lequel il a beaucoup réfléchi et si le lancement ne marche pas, il va devoir réitérer  et améliorer son idée en prenant encore un pour réfléchir. En gros s’il fait un projet par mois, il va faire 12 itérations dans l’année.

A l’invèrse, l’ingénieur américain va tester 10 idées par mois. Il aura certainement plus de mal à les lancer sur le marché, mais s’il fait 10 innovations par mois, il a 120 itérations par an donc il s’approchera beaucoup plus du meilleur produit et donc de la meilleure capacité à innover et à rencontrer le succès.

L’idée c’est de bien avoir un équilibre entre l’étude marketing et scientifique de son innovation, son management et le fait d’avoir le plus de feedback possible le plus rapidement possible pour faire de l’innovation adaptative, sans peur de l’échec.

Avez-vous des exemples concrets de succès issus de vos méthodes de management  ?

Au début, notre business model n’était fait que pour placer des extras, mais en fonction des retours du marché pour lequel le CDI était une demande forte : nous avons pu sortir rapidement un produit dérivé sur le CDI inédit sur le marché et nous l’avons lancé en trois-quatre jours ! Pour mettre en place ce projet, nos opérationnels, sont une grande source d’idées car ils sont « concrètement » au contact avec le marché et captent les nouvelles  tendances très rapidement.

Néanmoins, le but est de quantifier le retour marché, il faut éviter le simple ressenti ou se baser uniquement sur des intuitions. L’idée est de faire un business plan très rapide pour voir ce que cela peut apporter à notre entreprise et notre marché… Globalement, dans l’histoire de notre Startup, souvent, nous avons eu de beaux succès suite à des risques comme cela… Au pire si nous lançons quelque chose et que cela ne marche pas, on ajuste ensuite.

L’avantage d’une Startup par rapport aux grands groupes, c’est que nous les startups sommes capables d’innover avec des cycles de décision beaucoup plus rapides.

Quels sont pour vous les facteurs clés de succès pour se lancer dans des projets innovants ?

Pour innover, il faut être curieux de tout, en veille permanente et pas simplement sur son domaine d’activité, au contraire, surtout sur des domaines d’activité diffèrent du sien. De plus, il faut l’être aussi dans sa vie personnelle (exemple : une visite au musée peut être vectrice d’idées innovantes dans son entreprise…).

Par exemple, chez Extracadabra, nous avons adapté le système d’affichage de prix d’Airbnb à notre plateforme…Un autre exemple très connu est celui de la visite de Steve Jobs chez Xerox en 1979 qui lui a inspiré le système de bureau/fenêtre sur Mac

L’innovation c’est notre ADN ! Globalement, notre but c’est de répondre au mieux aux besoins du client ou du candidat et cela passe par l’innovation. Il faut toujours s’adapter aux clients, s’adapter aux utilisateurs et pour permettre cela il y aura toujours de l’innovation.

Les techniques d’innovation, c’est bien mais il ne faut pas s’y perdre. Il faut rester simple, il faut savoir embarquer les équipes en internet et mettre en place trop de concepts, on peut vite perdre l’équipe, il faut piocher et ne pas suivre aveuglément les process sans les adapter à sa structure.

Il faut adapter les techniques de management de l’innovation à ses équipes et rester simple, agile et humble….

A suivre : comment manager l’innovation lorsqu’on est une PME ou un Grand Groupe ?

Pour télécharger le premier volume de notre série de Livre Blanc sur le Management de l’innovation : c’est ici  !

Loi & réglement

GAC’tualités fiscales -la newsletter de GAC sur les actualités fiscales- est la veille mensuelle de GAC Group sur l’actualité CIR et la fiscalité d’entreprise.

Sommaire de notre édition d’Octobre 2019

PROJET LOI DE FINANCE (PLF)

  • Nouvelles mesures apportées par le PLF 2020 sur le Crédit Impôt Recherche
  • Le PLF 2020 prévoir de nouveaux critères sur la domiciliation fiscale des dirigeants
  • Modification de la baisse de l’IS par le PLF 2020

JURISPRUDENCE CRÉDIT D’IMPÔT RECHERCHE (CIR)

  • Une expertise privée et partielle des projets de R&D sans réelle justification du caractère innovant, ne permet pas de remettre en cause l’appréciation des experts mandatés par l’Administration fiscale

ÉTUDE

  • Loi Pacte  : « La raison d’être », la ligne directrice des entreprises possiblement introduite dans les statuts

 

Pour vous abonner gratuitementcliquez ici

IMPOTS LOCAUX

Le Bulletin des Impôts Locaux des Entreprises (BILE) est la seule revue qui traite exclusivement de la fiscalité locale directe des entreprises.
Les meilleurs spécialistes sélectionnent, analysent et commentent les décisions les plus importantes.

Sommaire du numéro 46, octobre 2019 :

Jurisprudence

Par Benoît Bohnert, Membre du Conseil d’Etat

  • Quelles sont les conséquences de l’illégalité du taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ?
  • A quelles conditions les outillages et installations dissociables des immeubles peuvent-ils bénéficier de l’exonération de taxe foncière sur des propriétés bâties prévue au 11° de l’article 1382 du CGI ?

Brèves

Par Jean-François Colle, Responsable technique

  • Lancement de la révision des valeurs locatives des locaux d’habitation

Pour toute demande d’abonnement : cliquer ici.

GAC Group et la Maison des Entrepreneurs & Co (BNP Paribas) vous convient à une table-ronde innovation le mercredi 13 Novembre à Paris sur le thème : 

Comment être le moteur du changement au sein de son écosystème ?

L’innovation, moteur de transformation et générateur de croissance ?

C’est prouvé ! 45 % du PIB de l’Union européenne est produit par les secteurs les plus actifs en droit de propriété intellectuelle. Ce chiffre provient d’une étude menée de concert par l’Office européen des brevets (OEB) et l’Observatoire européen de la propriété intellectuelle (UEIPO) : disponible ici.

Mais un contexte en changement permanent, comment être le moteur du changement au sein de son écosystème  ?

L’invention c’est magique, l’innovation c’est positif mais pour y parvenir il faut changer ses habitudes et le changement est anxiogène.

Comment conduire le changement et rendre positive la transformation de ses habitudes ?

Le changement c’est ce que l’on subit plus que ce que l’on conduit. Pour ceux qui créent l’innovation, c’est passionnant et valorisant mais pour ceux qui la vivront, c’est plus complexe car bien sûr c’est de changement dont il est question pour accepter de vivre dans un monde en perpétuelle quête d’innovations.

L’exemple type est la télématique (le Minitel) qui a démarré en France et qui a été relayée par internet aux US. Pourtant dès 1980, la France avait imaginé les Google, Outlook, Paypal et autres Facebook via des solutions qui ont pris trop de temps à sortir.

Il ne suffit pas d’innover, encore faut-il réussir le développement : ne pas être trop en avance sur son temps et ne pas trop tarder à sortir son MVP (Minimum Viable Product).

La plupart du temps, il faudra faire la pédagogie et la communication du changement à l’instar du management et du marketing de l’innovation.

 Venez partager sur ce thème lors de notre table ronde et profiter de regards croisés sur l’Innovation dans des environnements multiples.

Lors de cet atelier vous découvrirez comment :

  • Créer aujourd’hui ce que vos clients exigeront demain
  • Mettre en place une stratégie pour réaliser du profit durablement
  • Faire de l’innovation managériale une priorité

Pour en parler

  • Christophe Boytchev – Directeur Général, GAC Group
  • Bertrand Barré – Président Fondateur, Groupe Zebra    
  • Ivan Ollivier – Innovation Lab General Manager, Nissan Europe

Cette table-ronde se tiendra à WAI (la Maison des Entrepreneurs & Co de BNP Paribas)

Informations pratiques

  • Mercredi 13 Novembre 2019, de 18h30 à 20h30
  • Lieu : WAI Paris, 19 Boulevard Poissonnière, 75002 Paris

Pour vous inscrire, c’est ici !

Réforme fiscale des opérations portants sur des brevets et actifs incorporels: IP box à la française

Et si vous faisiez sortir du placard vous idées innovantes ? Et si certains brevets vous coûtaient plus qu’ils ne vous rapporteraient ?

Nos consultants en Propriété Industrielle vous proposent un webinar, jeudi 07 Novembre 2019 à 15h sur l’essentiel à savoir pour mettre en place une stratégie de Propriété Industrielle efficace.

Stratégie brevets et IP Box  :

Quelle stratégie mettre en place avec la Propriété Industrielle ?

 

Au programme 

  • Quels sont les enjeux mondiaux autour de la Propriété Industrielle ?
  • Comment savoir si vos idées / produits ou services sont brevetables ?
  • Quel est l’impact de la modification du régime fiscal des brevets sur votre activité ?
  • Comment vous positionner sur un marché émergent ou devancer vos concurrents ?
  • Comment gagner en notoriété grâce à vos travaux de recherche ?

 

Inscription

 

 

Nous avons eu le plaisir d’organiser une table ronde Mardi 15 Octobre 2019 avec Use Design, Le Village by CA et HDFID (Hauts de France Innovation et Développement) autour d’un enjeu stratégique : comment pérenniser ses stratégies business et innovation ?

En voici la synthèse.

Pour en parler :

 Seuls 5 % des inventions verront véritablement le jour

 

Sofia DA SILVA – Directrice Marketing au sein de GAC

L’alignement des stratégies d’entreprise avec les plans stratégiques d’innovation est incontournable à la performance.

  • Quels sont les résultats attendus de nos innovations ?
  • Que cherchons-nous à obtenir ?
  • Cela répond-t-il à la stratégie et aux objectifs de l’entreprise ?
  • Quel est l’impact business escompté ?

Une innovation n’est concrète que quand elle rencontre son marché, quand elle se transforme en succès commercial et pour cela il faut aussi penser à son marketing.  

Il est nécessaire de bien définir la route entre la stratégie et l’exécution et de s’assurer de l’alignement constant.

Patrick AVRIL – Directeur Général de Use Design

Beaucoup de chose peuvent être faites pour pérenniser les stratégies d’innovation. L’approche Lean ou l’amélioration continue sont intéressantes.

Mais il ne faut pas les réduire à la seule dimension technologique, et bien les étendre à toutes les dimensions de l’entreprise. Et donc s’assurer que les fondamentaux de votre entreprise vont aussi évoluer et se pérenniser pour casser les Silos.

Par exemple la qualité de l’écoute et du service client, ne doivent pas se réduire à un numéro de téléphone de centre d’appel externalisé.

Pour que votre stratégie perdure, cela doit devenir une valeur partagée par tous les services. (ex Zara)

Autre exemple, côté R&D, où vous devez faire en sorte que celle-ci soit associée à tous les services de l’entreprise.

 Rien de pire que des idées, brevets, innovations, qui restent dans les placards de la R&D car le management, ou le marketing n’en ont jamais la visibilité.

Jean Pierre LEAC – Responsable Entreprises & Startup : Haut de France Innovation

Tout dépend de la phase dans laquelle vous vous trouvez :

Durabilité :

Il faut ici réinventer l’activité traditionnelle et investir massivement dans l’innovation.

Le risque serait de se « reposer sur ses lauriers ». Il faut essayer de nouvelles idées, lancer des innovations souvent et rapidement et le faire tant que les moyens financiers de l’entreprise le permettent.

Vulnérabilité :

Alliez-vous avec des partenaires disposant des compétences et des technologies nécessaires à la mise en œuvre d’innovation « disruptives » ! Le mot-clé est « Open innovation », collaboration avec d’autres entreprises, des startups, des laboratoires,

Volatilité :

Ici la réponse viendra peut-être de l’innovation lab, ou du centre d’innovation que vous allez créer. Il s’agit de « disrupter de l’intérieur », de faire confiance dans les ressources et la richesse que constituent vos collaborateurs.

Viabilité :

A ce stade, il faut adopter une attitude d’innovation constante s’emparer et découvrir les nouvelles technologies, ne pas avoir peur d’idées complètement nouvelles, s’inspirer des solutions et des tendances des autres secteurs.

Franck BIEHLER – Responsable Accompagnement des Startup : Village by CA

Avant on créait un produit et on demandait aux designers de s’arranger pour qu’il ressemble à quelque chose. Désormais, le design devrait faire partie intégrante du processus dès le début d’un projet.

C’est pourquoi il faut utiliser les méthodes de design thinking ou Sprint afin de casser les silos et de co-construire non seulement des nouveaux produits et services mais aussi l’avenir de son entreprise.

A l’avenir il n’y aura plus de business sans innovation, mais cela prendra du temps car les grands groupes doivent se transformer à un rythme soutenable car il faut changer les codes, les mentalités et les façons de faire de milliers de salariés et cela passe par d’énormes besoins en  formation (ex de Carrefour avec Alexandre Bompard).

 Téléchargez notre livre blanc Management de l’innovation (vol 1) : Comment innover durablement ?

Développer l'innovation managériale

Nous avons eu le plaisir d’organiser une table ronde Mardi 15 Octobre 2019 avec Use Design, Le Village by CA et HDFID (Hauts de France Innovation et Développement) autour d’un enjeu stratégique : pourquoi réinventer la valeur client ?

En voici la synthèse.

Pour en parler :

« La créativité, c’est l’art de relier les choses entre elles » (Steve Jobs)

 

Sofia DA SILVA – Directrice Marketing au sein de GAC

Pour cela le développement des techniques d’intelligence collective dans les entreprises est un moyen très efficace de stimuler l’innovation.L’innovation n’est pas la chasse gardée des départements R&D, l’innovation se trouve à tous les niveaux de l’entreprise et les techniques d’idéation représentent une forme de pollinisation de l’innovation très puissante.

Par ailleurs l’implication des collaborateurs dès le démarrage du processus permet un engagement plus solide et améliore les taux de réussite des nouveaux projets.

Mais l’accélération exponentielle des technologies apporte un dommage collatéral de taille : une difficulté de plus en plus en plus grande à les maitriser.C’est pour cela que la question de la formation est cruciale et essentielle. Le savoir technique sera rapidement remplacé par la machine avec le développement de l’IA.

 Il est nécessaire de favoriser dans l’entreprise et dans l’éducation (à l’école et en tant que parents) la créativité, le sens critique, l’esprit d’équipe, l’esprit collaboratif, l’agilité, l’empathie, la communication…

Et dans l’entreprise, ce changement culturel ne sera possible que si nous laissons la place au droit à l’erreur, au Test & Learn afin de tester rapidement et avoir l’opportunité d’améliorer nos produits et services rapidement (Lean Start Up).

Cela passe forcément par des évolutions des méthodes managériales.

Patrick AVRIL – Directeur Général de Use Design

L’humain est au cœur de toutes les transformations digitales : on doit ré-enchanter une expérience client ou collaborateur. Pour cela, un des premiers leviers est de faire preuve d’empathie envers l’autre, afin de bien le comprendre. Car en effet, mes envies, mes besoins, mes motivations, ma vision du monde, n’est pas celle de l’autre.

Le rôle d’un designer et les méthodologies design sont les parfaits outils pour aborder l’empathie.

On comprend ainsi ce à quoi doit tendre l’innovation, le pourquoi.

Le second levier, est de considérer le comment. C’est à dire par quel moyen je vais pouvoir innover dans mon entreprise.

Au-delà de développer des partenariats avec des startups, de financer et donner des moyens à la R&D, des créer un “Lab d’innovation” ou des “Factory”, l’entreprise va devoir se changer en interne pour accepter ce droit/devoir à l’innovation.

Il faut donc, comme pour les clients, apporter de la valeur aux collaborateurs. L’innovation, tout comme partie du bien-être au travail, passent désormais par le développement des savoir être, et en particulier de l’appétence et la confiance en la créativité, aux processus itératif, à la co-création, au droit à l’échec.

Jean Pierre LEAC – Responsable Entreprises & Startup : Haut de France Innovation

Bernard Stiegler est philosophe et directeur de l’Institut de recherche et d’innovation du centre Pompidou. Il affirme que l’accélération du rythme de l’innovation et son caractère disruptif attaque directement la civilisation.

Avec les nouveaux services numériques, la déstabilisation de nos sociétés est devenue permanente.

Le problème face à la disruption n’est donc pas le progrès technologique, qui a toujours existé, mais son dans rythme effréné.

Notre société n’a plus le temps de se nourrir, de s’adapter et de régénérer sa vie démocratique et intellectuelle. Des nouvelles disruptions émergent en permanence et remettent en cause les cadres de pensée et de vie. Ce  rythme provoque insécurité économique et incompréhension.

L’incubateur The Family a par exemple lancé une campagne de communication sur le thème « les barbares attaquent ».

L’idée est que le monde économique d’aujourd’hui ne serait composé que de citadelles à assiéger, de rentes de situation absolument injustifiées qu’il s’agit de détruire (dans la santé, l’éducation, le transport, les ressources humaines, la finance, l’agriculture, les relations amoureuses, …).

ll s’agit, derrière le vernis « nouveau monde » et gentiment « startup », d’une vision profondément violente et prédatrice de la société.

Si l’on veut traiter éthiquement de l’innovation, il faut ralentir le rythme et veiller à l’appropriation démocratique des enjeux des innovations.

Dans le contexte de nos sociétés évoluées, une ressource est fournie par les théories de la participation démocratique, qui visent à redonner une place à la parole des citoyens.

Franck BIEHLER – Responsable Accompagnement des Startup : Village by CA

L’humain devient la clé de la réussite de toutes ces entreprises en mutation.

Même si l’IA va nous remplacer dans certaines tâches, elle sera avant tout un outil pour développer l’humain 2.0, l’homme augmenté (Luc Julia, VP Innovation Samsung « L’intelligence Artificielle n’existe pas ».

Les RH ont un challenge à relever en replaçant l’humain, le salarié au centre des préoccupations de la société. Cela implique de revoir les méthodes de management (aplanir les pyramides), de créer des environnements de travail plus chaleureux.

Le bureau traditionnel est mort, il faut créer des nouveaux univers de travail : Canapés, chaises hautes, poufs… afin que les salariés puissent passer d’un endroit à l’autre. Des études démontrent que cela favorise la créativité des salariés. Pourquoi pas faire des réunions tout en marchant (dehors bien entendu… pas toujours possible dans nos régions) afin de libérer les esprits ?

Il faut aussi s’intéresser plus aux compétences des uns et des autres plutôt qu’à leur fiche de poste

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